en 10 raisons, Rio de Janeiro, plage

Rio de Janeiro
l’art de la plage

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Aucune ville au monde n’entretient une relation aussi intime avec son bord de mer. À Rio, la plage est une sorte d’agora brasileira, un art de vivre qui procure ce sentiment délicieux d’être éternellement en vacances.

1.

Ballon(s) d’or !

Oubliez un à un tous les codes de la plage européenne ! Face aux rouleaux de l’Atlantique, les enfants ne sont pas les seuls à jouer. Est-ce là le secret de l’âme carioca à la gaieté tonitruante ? Avant d’être un lieu de farniente, la plage est un immense terrain de jeux à ciel ouvert, entre monts et mer. Les uns font une partie de frescobol (jeu de raquettes sans vainqueur ni vaincu, né à Ipanema, et qui a colonisé les plages du monde entier), d’autres pratiquent le futevôlei (mariage de volley-ball et de foot) ou l’altinho – un jeu de foot où l’on se passe la balle en formant un cercle sans jamais qu’elle touche le sol – avec une grâce égale et un maximum de sérieux.

2.

Beach boy

Héros macho, le vendeur de plage est à ce point iconique qu’il a été classé en 2012 patrimoine culturel et immatériel par la ville de Rio. Baraque volubile au charisme nerveux, il arpente dans son uniforme orange les kilomètres de sable avec une fausse nonchalance, portant une barrique sur chaque épaule : d’un côté le maté, de l’autre la limonade. Il hurle «Olha o mate !» pour avertir de sa présence et proposer à qui en veut son mate limão. Il en coûte 2 réis pour s’offrir ce fameux breuvage dosé sur mesure (un peu plus de maté, un peu moins de citron, c’est selon le goût de chacun). Et pour qui a un petit creux après la baignade, ce gaillard a toujours sur lui un sac de biscuits soufflés Globo, autre institution gourmande des environs.

3.

Bar à papa

Dans une rue de Copacabana qui échappe à la mémoire des taxis, il existe un petit morceau du Rio d’antan qui fait résonner depuis cinquante ans la mélodie de l’âme brésilienne, bien loin de l’électro choc et de la variété kitsch. Lundi et mardi, on vient écouter du choro, musique traditionnelle instrumentale de la fin du XIXe siècle. Mercredi, c’est bossa-nova. Les jeudi, vendredi et dimanche, place à la samba qui transforme ce bar de poche (15 m2 à peine) en un micro carnaval. Le visiteur débarque vers 21h, attrape une bière dans l’immense frigo (il n’y a pas de serveur mais Alfredo, le patron, attablé devant un petit carnet, a l’œil et tient les comptes au cordeau) ; on s’installe et on écoute guitaristes et percussionnistes qui se succèdent spontanément. Respectueux du voisinage, le public n’applaudit pas à la fin du morceau : il se contente de claquer des doigts.

Bip Bip

Rua Almirante Gonçalves, 50, Copacabana. Tél. +55 (21) 2267 9656.

4.

Rendez-vous au poste !

Les plages de Copacabana et Ipanema sont interminables. Seuls repères possibles : les postes de surveillance (postos) plantés tous les 800 m, qui subdivisent la plage en zones de rendez-vous. Ils abritent les sauveteurs et permettent de prendre une douche. À chaque posto son «groupe de plage» ou sa tribu : les surfeurs et les artistes (poste 7), la communauté gay (poste 8), les jeunes de 15-25 ans (postes 9 et 10), la jet-set et les acteurs de telenovelas (poste 11), les mamans avec leur bébé (poste 12). Si la plage est si fascinante, c’est qu’elle est paradoxale : segmentée d’accord, mais ouverte à toutes les expressions de la société. Souvenons-nous que pour les Cariocas, la vie c’est l’art de la rencontre, et celle-ci a lieu presque toujours à proximité d’un posto.

5.

La mer à voir

Si vous voulez (vraiment) voir la mer et découvrir la ville-plage qu’est Rio de Janeiro, alors il ne faut pas oublier de monter là-haut. On prend une moto-taxi (5 réis pour les non-résidents) et on grimpe sur le point le plus élevé de la favela Vidigal (Alto Vidigal), accrochée aux flancs du Morro Dois Irmãos : le bar Da Laje, créé par Marcos Brandão, agent de stars au moins aussi séduisant que ses clients, où viennent s’encanailler bobos de Rio, gringos voyageurs et habitants du quartier autour d’une feijoada ou d’une caïpirinha bien fraîche. De la terrasse chauffée à blanc par le soleil, la vue plongeante sur les plages de Leblon et Ipanema est à couper le souffle.

Bar Da Laje

Rua Armando Almeida Lima, 8, Arvrão,Vidigal. Tél. +55 (21) 3323 5807.

www.bardalaje.rio

6.

Fort rêveur

Que l’on ne s’y trompe pas : s’il est écrit «designer» sur sa carte de visite, ce dandy cool, qui rêve la plage comme un espace artistique ouvert à tous, serait plutôt une manière d’ambianceur, autrement dit un «designer de fêtes». Membre du collectif artistique Alalaô (référence à un refrain célèbre d’une chanson du carnaval), Marcus Wagner transforme depuis vingt ans la plage d’Arpoador en la fiesta la plus courue du nouvel an. Aux platines : lui-même, secondé par son ami Zé Octávio. Trente personnes assistaient à la première édition, que des amis ; ils étaient 2 000 cette année, tout de blanc vêtus, arborant un pendentif dessiné par le designer, gravé de ces quelques caractères mystérieux : SARA XX (Salut à nos vingt ans).

7.

Plage horaire

Il existe une expression populaire à Rio : «Essa não é minha Praia». Littéralement : «Ce n’est pas ma plage». Cette locution désigne quelque chose que l’on n’aime pas faire. La plage, c’est le point de ralliement des hédonistes et ça tombe bien car, où que l’on aille à Rio, on finit toujours par tomber sur une étendue de sable. La ville compterait pas moins de 77 plages, les plus fréquentées appartenant à la Zona Sul et la Zona Oeste. Si les touristes connaissent Leblon (la plus chic), Praia Vermelha (la plus festive) ou Copacabana (la plus mythique, longue de 4,5 km), ils ne font pas toujours l’effort de s’éloigner pour découvrir quelques plages cartes postales un peu moins peuplées comme Joatinga et São Conrado, encore moins les plus sauvages d’entre-elles, éloignées du centre d’une trentaine de minutes en voiture : Grumari et Perigoso, petits joyaux de nature brute.

8.

Cliché éternel

À la juste jonction des plages d’Ipanema et Copacabana, le quartier d’Arpoador tire son nom de la Pedra do Arpoador, promontoire rocheux scintillant où l’on pratiquait jadis la pêche au harpon. C’est le lieu de rendez-vous de tout ce que Rio compte d’intellectuels, de poètes et de réalisateurs, tenants d’une avant-garde culturelle, mais aussi de quelques familles des favelas qui viennent s’y tremper et vendre des boissons. Incarnation du cool carioca, Arpoador est aussi le lieu d’un spectacle totalement gratuit : on vient assister au coucher du soleil sur les formes girondes du Morro Dois Irmãos («les deux frères»), le plus beau de Rio paraît-il. La tradition veut que le public applaudisse cet instant magique, et même que les tambours retentissent, comme pour remercier le ciel de vivre dans cette cité radieuse.

9.

Sous le ciel carioca

Peau ambrée, torse huilé, chaloupe décomplexée, la plage est d’abord un lieu où le corps s’exhibe et parade – il est étonnant de voir que tout le monde est debout et rarement allongé sur une serviette. Bikini et sunga (minishort en jersey stretch) ne cachent que bien peu de chose. Tous les Cariocas ne ressemblent pas à Gisele Bündchen ou Marlon Teixeira, loin s’en faut, mais chacun a un rapport libre et décomplexé au corps, et ça se voit.

10.

Une place au soleil

La puissante lumière tropicale étincelle partout, jusque sur sa façade en stuc. Posé comme un gigantesque gâteau à la crème en bordure de la mythique plage de Copacabana, ce repaire d’élite est né en 1923 du coup de fusain de l’architecte français Joseph Gire. Son inspiration assumée : les hôtels azuréens Negresco et Carlton. Sa piscine est grande comme le Tanganyika et son livre d’or est un cortège de gloires : Fred Astaire et Orson Welles hier, Johnny Depp, Robert De Niro, aujourd’hui, se mêlent à la faune la plus hype. Depuis les penthouses, à la nuit tombée, on n’entend plus que le vol des phalènes qui viennent effleurer la flamme des bougies disposées un peu partout, et le bruissement tout proche de l’Atlantique.

Belmond Copacabana Palace

Avenida Atlântica, 1702, Copacabana. Tél. +55 (21) 2545 8787.

www.belmond.com

Casa Mosquito

Plus discrète et bien plus décontractée que n’importe quel boutique-hôtel, cette bâtisse coloniale des années 1940, perchée sur les hauteurs d’Ipanema (avec vue théâtrale sur la favela pacifiée de Cantagalo), est le meilleur moyen de prendre le pouls de la vie carioca. On trouve aisément le repos dans l’une des 9 chambres de cette maison de famille chaleureuse mi-provençale mi-tropicale. Cerise sur le gâteau, la piscine sur le toit offre une vue inouïe sur la baie de Rio, le Pain de sucre et Morro Dois Irmãos. L’endroit idéal pour admirer le coucher de soleil.

CASA MOSQUITO

Rua Saint Roman, 222. Tél. +55 (21) 3586 5042.

www.casamosquito.com

 

 

 

Gran Meliá Nacional Rio

Il n’est pas si fréquent de pouvoir dormir dans une pépite de l’architecture comme on séjournerait au musée. Fermé pendant dix ans, ce sublime cylindre de béton et de verre signé Oscar Niemeyer a rouvert au printemps dernier dans son style 1970 rénové mais respecté : fresques murales d’Héctor Julio Páride Bernabó (alias Carybé) et installations paysagistes signées Roberto Burle Marx. Les 33 étages de cet hôtel 5 étoiles (le seul à Rio à posséder son héliport) offrent une vue panoramique sur la plage de São Conrado et toute la baie de Rio.

GRAN MELIÁ NACIONAL RIO

Avenida Niemeyer, 769. Tél. +55 (21) 3094 4900.

www.melia.com

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

passages, roman, voyage

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Passages

Carnet d’adresses

Bip Bip

Rua Almirante Gonçalves, 50, Copacabana. Tél. +55 (21) 2267 9656.

Bar Da Laje

Rua Armando Almeida Lima, 8, Arvrão,Vidigal. Tél. +55 (21) 3323 5807.

www.bardalaje.rio

Belmond Copacabana Palace

Avenida Atlântica, 1702, Copacabana. Tél. +55 (21) 2545 8787.

www.belmond.com

Restaurants & bars

Zig Zag

Dans ce botequim (bistrot) aux murs carrelés avec poste de télévision suspendu de rigueur, on mange à la bonne franquette du bouillon de piranha et d’excellents pastéis salés. Rua Prudente de Morais, 10, Ipanema. Tél. +55 (21) 2522 4884.

Canastra Bar

Ces derniers mois, on ne parle que de ce boteco frenchy à Rio. On y vient jusqu’à pas d’heure déguster du fromage et des huîtres de Santa Catarina entre Pariocas.Rua Jangadeiros, 42, Ipanema. Tél. +55 (21) 99656 1960.

Aprazível

Une petite jungle tropicale sur les hauteurs de Santa Teresa, où on aime goûter de la cuisine brésilienne sophistiquée (cœur de palmier grillé et risotto de poulet aux bananes vertes) accompagnée de la meilleure carte des vins de la ville. Rua Aprazível, 62, Santa Teresa. Tél. +55 (21) 2508 9174.

www.aprazivel.com.br

Salomé Bistrô

Une déco à l’esprit brocante et une cuisine façon tapas d’inspiration asiatique pour un bistrot très chaleureux posé face à la jolie plage de Leme. Avenida Atlântica, 994, Leme. Tél. +55 (21) 2541 2416.

Churrascaria Palace

Le meilleur steakhouse de la ville, véritable institution, propose des viandes servies à la broche, fondantes à souhait et en version illimitée. Rua Rodolfo Dantas, 16, Copacabana. Tél. +55 (21) 2541 5898.

www.churrascariapalace.com.br

Shopping

Havaianas

Une adresse à la gloire de la plage, qui vend les fameuses tongs (beaucoup plus colorées que chez nous), mais aussi draps de plage, paréos et lunettes de soleil. Rua Xavier da Silveira, 19, Copacabana. Tél. +55 (21) 2267 2418.

Granado Pharmácias

Fondée en 1870 par un pharmacien portugais, la plus ancienne marque de parfum brésilienne régale les amateurs avec ses Cologne vintage à l’emballage chamarré. Rua Primeiro de Março, 14/16, Centro. Tél. +55 (21) 3231 6746.

www.granado.com.br

Toca do Vinicius

Créée par Carlos Alberto Afonso, professeur de littérature, cette boutique de disques entièrement vouée à la bossanova organise des miniconcerts sur le trottoir un dimanche par mois. Rua Vinicius de Moraes 129-C, Ipanema. Tél. +55 (21) 2247 5227.

www.tocadovinicius.com.br

À faire

Jardim Botânico do Rio de Janeiro

Dans ce havre de paix construit en 1808 au pied du Corcovado, on admire en famille palmiers royaux, bambous géants, plantes médicinales et une collection de 600 espèces d’orchidées (à visiter de septembre à décembre quand tout est en fleurs). Rua Jardim Botânico, 1008, Lagoa. Tél. +55 (21) 3874 1808.

www.jbrj.gov.br

Escalier Selarón

OEuvre majeure du street art, cet escalier de 215 marches a été décoré de plus de 2 000 carreaux de faïence, provenant d’une centaine de pays, par l’artiste d’origine chilienne Jorge Selarón. Rua Joaquim Silva, Lapa.

Museu do Amanhã

Musée de demain : ce vaisseau spatial conçu par l’architecte espagnol Santiago Calatrava est dédié à l’histoire de la Terre et aux écosystèmes menacés. Il interroge le public sur l’impact de nos actions sur la planète. Praça Mauá, 1, Centro.

www.museudoamanha.org.br

Trouver un guide

— Ana Lima organise à la carte une randonnée pédestre sur le Morro Dois Irmãos ou une balade (sécurisée) dans la favela Vidigal où elle est née.

www.trilhadoisirmaos.com.br

 

— Cristiano Nogueira est un homme de goût et propose notamment une visite à la découverte des fruits brésiliens et des bonnes tables.

www.rioforpartiers.com

 

Vue d'ensemble
Vue d'ensemble
Carnet d'adresses
Vidéo

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S'y rendre

www.airfrance.com

Fréquence des vols

AIR FRANCE dessert Rio de Janeiro par 7 vols hebdomadaires au départ de Paris-CDG.

KLM dessert Rio de Janeiro par 7 vols hebdomadaires au départ d’Amsterdam.

Aéroport d'arrivée

Aéroport international de Rio de Janeiro-Galeão.
À 20 km de Rio.
Tél. +55 (21) 3004 6050.

Bureaux AIR FRANCE KLM

À l’aéroport.

Réservations

— Depuis la France : tél. 3654.
— Depuis l’étranger :
Tél. +33 (0)892 70 26 54.

Location de voitures

Hertz, a l'aéroport :
Tél. +55 (21) 2153 2124.
www.airfrance.com/cars

Office de tourisme

Riotur.
Tél. +55 (21) 2271 7000.
www.rio.rj.gov.br

A lire

Rio de Janeiro
Gallimard, coll. Cartoville.
Rio de Janeiro
Lonely Planet.
Rio de Janeiro – Brésil
Gallimard, coll. Encyclopédies du voyage.
Brésil
Gallimard, coll. Bibliothèque du voyageur.
Le Goût de Rio de Janeiro
Mercure de France, coll. Le petit mercure.
Secret Rio
Jonglez Publishing.
Rio Nosso
Camille Lebon et Johanna Thomé de Souza, Éditions de La Martinière.

Remerciements

Marcelo Esteves.

© Antoine Corbineau / Talkie Walkie. Carte illustrative, non contractuelle.