en 10 raisons, barbade

La Barbade
trésors
d’une île

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Ce serait trop facile de résumer une île à sa nature de rêve, de courber quelques palmiers, d’étaler quelques  serviettes. À la Barbade, dans les Caraïbes, il suffit d’un pas de côté, de tendre l’oreille, pour découvrir un tout autre univers, affiné à la diphtongue britannique…

1.

Tresses en vue

Il est bien hardi celui qui saura extraire un message de ces tresses admirablement tournées. Les femmes de l’île rivalisent de circonvolutions, de contre-pieds capillaires, parfois perlés, légèrement huilés, magnifiques d’agencement. Les salons de coiffure abondent, se trouvent parfois à l’étage, étirent le temps avec la complicité des ventilateurs. Les tresses forment ici un ananas. Ou une tiare, une sphère privée intrigante. Elles confèrent au visage une tension vertueuse et raisonnable, non sans rappeler l’allégorie du nœud dans sa façon de revenir sur lui-même, après avoir tenté son contraire. Ce qui s’appelle aussi la vérité.

Lizzy’s Hair

Lucas Street. Tél. +1 246 244 1284.

2.

La fierté, cuirasse des temps modernes

Il y a des villes, des îles, comme ça. On ne sait pas d’où cela leur vient. Mais les habitants sont fiers d’en être. Comme un défi, un étendard. Rien ne prédisposait ces cités à cette puissante fierté (Memphis, Saint-Nazaire, Osaka, Marseille, Naples…), mais c’est dans les gènes de l’endroit. Comme une seconde nature. Comme une chance d’avoir hérité des multiples concordances de temps et de lieu : une présence britannique (trois siècles), puis une indépendance (1966), un beau pays, des rivages de rêve, une santé insolente. Et voilà, il suffit de regarder ce pays vivre. C’est comme un feu de cheminée. On ne s’en lasse pas.

3.

La courbe comme un hymne

Une ville, une île, parvient toujours à vous faire entrer dans ses rythmes, ses dentales, sa densité. Ici, à la Barbade, la courbe est de partout. Dans l’urbanité, avec la rondeur des «hellos» constants. Ce sont les virgules joyeuses de la journée. Les visiteurs ne sont pas ostracisés dans la mésestime de soi, ils sont juste salués, comme on le fait encore sur les chemins de nos campagnes. Les rondeurs de l’île, ce sont celles du corps, ici joliment célébré dans ses volumes vallonnés. C’est un chant heureux, bondissant. Remonter une rue de Bridgetown est à coup sûr la meilleure thérapie du monde. Stylisme débridé, félicité du quotidien. Et l’on se prend à faire la paix avec soi.

4.

Criques uniques

C’est sans doute le lot des lieux gâtés par la nature. Des plages à l’infini, la rythmique des anses s’interférant, quelques roches pour granuler les courbes, donner de l’aigu avant de replonger dans la blondeur immaculée, dans l’eau et son hypnotique balancement. Il y a comme un seuil de satiété atteint. On veut plus. Plus de mystère, de secret, de planques : mieux qu’un lounge, la crique isolée. Où il n’y aura que soi en tête-à-tête avec l’immensité. Cela se privatise. Aux heures extrêmes de la journée, alors. C’est ce qui doit s’appeler un petit paradis. Il suffit de mettre l’index sur les lèvres pour faire chut… Apprenons à lire sur les lèvres : Shark’s Hole Beach et l’une des plus belles plages au monde, Crane, sortant a cappella l’un des plus doux hymnes de turquoise et de sable blanc.

5.

Les petites routes jettent le trouble

La tentation est si grande de tirer un trait sur la plage, de s’enfermer sur l’horizon, de lâcher les amarres, fixer le ciel et laisser faire. Attendre ce qui n’arrivera pas, pousser le farniente jusqu’à son propre épuisement. Et revenir déshabité, heureux de retravailler. Il y a aussi une autre façon d’honorer un paysage, c’est de le visiter. Aller le chercher, comme dans les tresses des femmes de l’île, dans ses ultimes retranchements. S’inspirer de leurs méandres, revenir sur ses pas et délicieusement se perdre. C’est rarement grave. L’île finira toujours par vous retrouver. Au final, des venelles, des ruelles, des sentiers, des voies se prétendant sans issue. Vers Bathsheba, sur l’est de l’île, c’est quelque chose.

6.

La voix et ses issues

Dès l’aéroport – bien avant si vous avez l’oreille voyageuse –, ce qui frappe c’est la musicalité des voix. Elle correspond à la sensualité de la gestuelle avec ce métissage d’un accent british (l’île est une ancienne colonie britannique), arrondissant la diphtongue façon créole d’une manière irrésistible. On ne s’étonnera pas après qu’il ne fallut pas grand-chose de plus pour faire de Rihanna, la star mondiale que l’on connaît. La voix de la Barbade peut même rouler dans le calypso, cette musique de carnaval à deux temps, vous enveloppant, comme le fit, du reste, Calypso (Calypso, en grec ancien «celle qui enveloppe»), une nymphe de la mer ayant, par amour, retenu auprès d’elle Ulysse. À votre tour, vous risquez d’être pris. Enveloppé.

7.

La nature dévorante

Un jour, qui sait, la nature, lassée de nos maladresses, s’en viendra nous manger dans nos villes vaniteuses. Parfois, c’est bon de savoir qu’elle est capable de s’installer dans une vieille voiture, de dévorer un bâtiment industriel, de soulever une grille. La Barbade, pour être joliment douchée, délivre une flore bavarde, enjouée, balançant ses hymnes feuillus repris par les chants flûtés de l’élénie siffleuse et autres passereaux, le pigeon à cou rouge, la tourterelle à queue carrée. Ici, les oiseaux sont rois et dominent le genre animal. Quant aux animaux à quatre pattes, à part les tables, il n’y en a guère… conférant à l’île, une légèreté, une ligne claire.

The animal flower cave

Superbe site pour amateurs d’anémones de mer, et de coraux de 400 à 500 000 ans. Saint Lucy.

www.visitbarbados.org/fr/animal-flower-cave

peg farm & nature reserve

Pour amateurs de nature domptée, une ferme bio en permaculture. Saint Joseph.

www.visitbarbados.org/peg-farm-and-nature-reserve

8.

Tables en contre-chant

Ce qu’il y a de plaisant à la Barbade, c’est la coexistence de deux styles de gastronomie. Celle de palace et son luxe prudent et répétitif, travaillant aussi bien l’horizontalité  (carpaccio, ceviche…) que les verticales (poisson en superposition de légumes, desserts d’auteur). Du coup, il reste un champ ouvert pour une cucina povera, faussement pauvre, mais très délurée : petits beignets et pains de poisson, chaussons de légumes, poissons frits, jus de fruits. Pas de contradiction, juste le bonheur du paradoxe jouissif des prix miniatures côtoyant l’embonpoint débonnaire de la haute gastronomie.

Legendary Hot FishCakes

Tudor Street, sous le hangar, Bridgetown.

Zadelle’s

Pour ses chaussons fourrés et, avec en deuxième partie de boutique, le colette du coin et son sourcing vestimentaire local. Speedbird House, Independence Square, Bridgetown.

9.

Dans les pas de Rihanna

Son portrait s’affiche dès l’aéroport, c’est plus qu’une star, une ambassadrice, c’est un peu l’incarnation de la Barbade, assumant ses frasques, ses déboires, ses succès. Lorsque vous prononcez son nom, les visages s’illuminent, le groove gagne l’atmosphère. Même les rues changent de nom : Westbury New Road, à Saint Michael, s’appelle depuis peu, Rihanna Drive. En retour, Rihanna se voue corps et âme à son île natale. Elle vient régulièrement embrasser sa maman, qui tient une boutique de vêtements près d’Independence Square (Fabulus), affiche son profil dans les tables en vue (The Cliff), gratte quelques frites au McDo local (Chefette), boulotte au Tides le cheese-cake Oreo-Mars, avant de scotcher la brave clientèle du gigantesque resort The Crane. La suite se joue tard la nuit au Boatyard Club. Qui sait, vous pourriez la rejoindre sur papier glacé ?

the cliff

Derricks, Saint James.

www.thecliffbarbados.com

the Tides

Balmore House, Holetown.

www.tidesbarbados.com

The crane

Saint Philip.

www.thecrane.com

Boatyard Club

Bay Street, Bridgetown.

www.theboatyard.com

10.

Jumby Bay, l’autre éden

L’oreille peut être distraite à l’énonciation de cette destination (Antigua-et-Barbuda), mais l’œil, lui, réagit tout de suite à cette petite perle dans un océan turquoise au large de l’île et de surcroît affichant une dimension privée. Elle abat ses arguments les paupières mi-closes : 120 hectares de prairies et de jardins, des plages irréelles, 40 chambres et suites, un spa, des courts de tennis, quelque 32 villas et ce, avec cette étrange impression de n’être que quelques-uns. À la baguette depuis peu, la prestigieuse Oetker Collection (Bristol à Paris, Eden-Roc au cap d’Antibes, Brenners à Baden-Baden, L’Apogée à Courchevel…) apportant son luxe apaisé, un service à dimension humaine sous la direction avisée d’Andrew Hedley. C’est de ce fait, l’un des événements de cette fin d’année dans les Caraïbes.

Coral Reef Club

L’un des resorts les plus réputés avec sa calme amplitude, sa plage agenouillée, et ses allées cheminant dans des brassées de plantes tropicales. Service dans la même rythmique avec ses surmultipliés rassurants : jardiniers, voituriers, concierges, maîtres d’hôtel, techniciens du sol, serveurs, gouvernantes, caméristes. On a l’impression parfois d’être coupé du monde. Ce que vient faire précisément une clientèle tranquille, sûre d’être au bon endroit.

CORAL REEF CLUB

Saint James. Tél. +1 246 422 2372.

www.coralreefbarbados.com

   

The Sandpiper

Petit bijou glanant régulièrement les prix dans les revues spécialisées, sans doute pour sa dimension raisonnable conférant suffisamment de souffle, d’intimité, avec l’une des plus belles plages de la côte ouest. Jardins luxuriants et table au diapason des fantaisies des hôtes. Chambres au luxe profond, amples salles de bains et lits débordant d’hospitalité. Tout cela ne tombe pas comme la noix du cocotier, il y a à la clé un travail familial prodigué par Wayne et Karen Capaldi, entraînant dans leur passion pour l’hôtellerie un nombreux personnel gagné par cet enthousiasme réglé à la juste distance.

THE SANDPIPER

Saint James. Tél. +1 246 422 2251.

www.sandpiperbarbados.com

Carnet d’adresses

Lizzy’s Hair

Lucas Street. Tél. +1 246 244 1284.

The animal flower cave

Superbe site pour amateurs d’anémones de mer, et de coraux de 400 à 500 000 ans. Saint Lucy.

www.visitbarbados.org/fr/animal-flower-cave

peg farm & nature reserve

Pour amateurs de nature domptée, une ferme bio en permaculture. Saint Joseph.

www.visitbarbados.org/peg-farm-and-nature-reserve

Legendary Hot FishCakes

Tudor Street, sous le hangar, Bridgetown.

Zadelle’s

Pour ses chaussons fourrés et, avec en deuxième partie de boutique, le colette du coin et son sourcing vestimentaire local. Speedbird House, Independence Square, Bridgetown.

the cliff

Derricks, Saint James.

www.thecliffbarbados.com

the Tides

Balmore House, Holetown.

www.tidesbarbados.com

The crane

Saint Philip.

www.thecrane.com

Boatyard Club

Bay Street, Bridgetown.

www.theboatyard.com

Jumby bay island

CORAL REEF CLUB

Saint James. Tél. +1 246 422 2372.

www.coralreefbarbados.com

THE SANDPIPER

Saint James. Tél. +1 246 422 2251.

www.sandpiperbarbados.com

Restaurants

Champers

Joliment en surplomb d’une plage aux beaux rouleaux, une table appliquée, charmante et ventilée à souhait. Skeetes Hill, Christ Church. Tél. +1 246 434 3463.

champersrestaurant.com

The Atlantis Hotel

Ce n’est pas seulement un ravissant restaurant dominant l’Atlantique depuis les années 1880, c’est également un lieu de ralliement des gens du coin le dimanche, ainsi qu’un boutique-hôtel, taillé avec justesse. Tent Bay, Saint Joseph. Tél. +1 246 433 9445.

www.atlantishotelbarbados.com

The Cliff

L’adresse élégante et courue, non sans raison, au décor de goélette (et à prix de forbans) donnant avec voracité sur la mer. Cuisine d’ambition, mais ne cognant pas pour autant dans le plafond. Dédoublé, non sans talent, au grill adjoint pour une clientèle d’une autre génération. Derricks, Saint James. Tél. +1 246 432 1922.

www.thecliffbarbados.com

Estaminets

The Village Bar et Moon Town

Idéal pour perdre un peu la tête et voir l’île à l’endroit. Poissons frits, légumes bouillis et l’emblématique pudding and souse (porc et patate douce). Deux adresses brutes de sentiment. The Village Bar, Lemon Arbor, Saint John. Tél. +1 246 433 3162. Moon Town, Clinketts, Saint Lucy. Tél. +1 246 439 1927

Shopping

Fabulus

À titre de pèlerinage et pour l’achat de quelques t-shirts puisque c’est la maman de Rihanna qui tient cette boutique de vêtements. Rickett Street, Saint Michael.

Pure Source

Dans le centre commercial Limegrove, réunissant quelques belles maisons du luxe international, on trouvera, au premier niveau, des boutiques d’inspiration locale aux références bien calées, à l’instar de cette enseigne distribuant les bougies artisanales très chics réalisées par St Lucy Botanists, ainsi que les joyeuses pochettes d’Island Bags. Limegrove Lifestyle Centre, Holetown, Saint James. Tél. +1 246 271 8211.

www.puresourcebarbados.com
Vue d'ensemble
Vue d'ensemble
Carnet d'adresses
Vidéo

248

S'y rendre

www.airfrance.com

Fréquence des vols

Air France dessert la Barbade par 5 vols hebdomadaires au départ d’Orly, en partage de codes avec Air Antilles.

Aéroport d'arrivée

Aéroport international Grantley Adams.
À 13 km de Bridegtown.
Tél. +1 246 536 1302.

Bureaux Air France KLM

Aux aéroports.

Réservations

— Depuis la France : tél. 3654.
— Depuis l’étranger :
Tél. +33 (0)892 70 26 54.

Location de voitures

Hertz, aux aéroports :

Tél. +1 246 431 4173.

www.airfrance.com/cars

Organiser votre voyage

The Barbados Tourism Marketing Inc.

www.visitbarbados.org

A lire

Explorez les Caraïbes
Guides de voyage Ulysse.

Caribbean Islands
Lonely Planet (en anglais).

© Parko Polo / Central Illustration Agency. Carte illustrative, non contractuelle.