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Décrocher
la lune

Grande Seconde Moon argentée Jaquet Droz.
Senator Phase de Lune Édition Squelette Glashütte Original.
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Duomètre à Quantième Lunaire en or rose Jaeger-LeCoultre
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Meister Kalender fond noir Junghans.
Villeret Quantième Phases de Lune Blancpain.
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Cellini Moonphase Rolex.
Da Vinci Calendrier Perpétuel Chronographe en or rouge IWC
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Lange 1 Phases de Lune A. Lange & Söhne.
Arceau Grande Lune cadran argenté Hermès.

Des imprimés cosmiques ponctuant la mode à l’imagerie de Star Wars VIII, l’espace crée des fascinations infinies, jusqu’à envoûter le cru horloger. Tour de galaxie de phases lunaires aimantant plus que jamais les regards.

Inhérent à l’art mécanique de la mesure du temps, l’affichage des cycles de lune concilie poésie et précision. Au fil des jours écoulés depuis la dernière nouvelle lune, les visages de l’astre animent les garde-temps – l’écart entre lunaison réelle et courante s’étirant d’un jour tous les deux ans à seulement un jour tous les cent vingt-deux ans pour une montre de grande précision. Cette année, les manufactures semblent avoir contemplé la nuit plus que d’usage, rivalisant de prouesses techniques autour du fascinant satellite. À commencer par Rolex, pourtant peu coutumière de l’exercice, qui anime sa Cellini d’une pleine lune taillée dans une météorite découverte en Namibie. Évoluant sur un disque en émail bleu nuit, l’élément extraterrestre gagne sa position haute, à 12h, pour signaler la nouvelle lune.

Tout aussi inspirées, les manufactures allemandes s’emparent du temps lunaire avec l’élégante épure qui les distingue. Glashütte Original présente ainsi un modèle Senator somptueusement squeletté, le boîtier d’or blanc soulignant la beauté du mouvement avec une phase de lune à 10h. Sa voûte étoilée, réalisée dans la manufacture de cadrans maison située à Pforzheim, affiche «29 ½» pour rappeler les vingt-neuf jours, douze heures et quarante-cinq minutes nécessaires à l’accomplissement d’une révolution autour de la Terre. Chez A. Lange & Söhne, un vingtième calibre manufacture se loge dans une Lange 1 pour offrir une magnifique représentation des phases de lune couplée à un indicateur jour/nuit. Ciselé dans l’or massif guilloché, l’astre possède une superbe présence. Fidèle au design d’origine des années 1930, Junghans décline sa Meister Kalender en noir sidéral de circonstance, avec phase de lune à 6h.

Côté helvète, les montres ultracompliquées aiment repousser les limites. En 2001, le modèle double face Sky Moon Tourbillon de Patek Philippe dévoilait une voûte céleste reproduisant le mouvement apparent de la lune et des étoiles dans l’hémisphère nord grâce à l’ingénieuse superposition de trois disques tournant à des vitesses différentes pour représenter le ciel, les étoiles et la lune. Événement du début de l’année, la Celestia Astronomical Grand Complication 3600 de Vacheron Constantin est un chef-d’œuvre du genre avec 23 complications logées dans seulement 8,7 mm d’épaisseur, offrant trois temps de lecture (civil, solaire et sidéral), dont un quantième perpétuel avec phase de lune. Une combinaison que Patek Philippe, initiateur du quantième perpétuel au poignet, propose dans une nouvelle référence à la précision redoutable – puisque son affichage de la date ne devra être corrigé d’un jour qu’en 2100 !

 

Plus racée que jamais, la Slim d’Hermès succombe à l’appel du cosmos en combinant phase de lune et quantième perpétuel, tandis que le modèle Arceau cadence lui aussi le temps au diapason d’une Grande Lune. Avec ses deux barillets, dont un exclusivement dédié à la précision, le Duomètre à Quantième Lunaire de Jaeger-LeCoultre, qui indique l’âge et les phases de lune, demeure une référence. La Da Vinci d’IWC fait aussi preuve d’audace en associant double compteur du chronographe et phase de lune dans un seul guichet à 12h. Animée d’un nouveau calibre maison, la montre revendique une précision telle par rapport à la trajectoire lunaire réelle qu’un réglage d’une journée tous les 577,5 ans suffit. La célèbre Grande Seconde de Jaquet Droz accueille une phase de lune d’une poésie inédite – évoquant Méliès et Saint-Exupéry –, déployée sur trois cadrans, en émail grand feu ivoire, opalin argenté ou onyx.

 

Nettement plus iconoclaste, le quatuor coloré des phases de lune de Zenith, dont un vert pomme vivifiant, comblera les envies de couleur. Enfin, parée d’une coquette, selon le terme consacré pour une mouche au coin des lèvres, la lune de Blancpain fera succomber les esprits malicieux. L’égrenage des heures semble alors s’éclipser, le temps de ces délicates envolées.

Au clair de la lune

 

L’élégante collection Slimline Moonphase de Frédérique Constant enrichit sa galaxie de deux astres ravissants. Avant de fêter ses 30 ans l’année prochaine, la manufacture suisse fondée par Aletta Bax et Peter Stas dévoile un duo astral parfaitement réalisé. Telle une voûte céleste parsemée d’une pluie d’étoiles, le cadran bleu nuit ou noir brillant s’anime à midi d’une phase de Lune poétique. Sa course trouve un double écho dans une ronde de diamants, 60 sertis sur la lunette, 8 déposés entre les index appliqués aux points cardinaux. Destinée aux poignets féminins, qui représentent aujourd’hui 35% des ventes de la maison, la nouvelle Slimline Moonphase Stars Manufacture offre aussi un spectacle enchanteur au dos de son boîtier de 38,8 mm de diamètre – proposé en acier ou acier plaqué or rose : derrière la vitre saphir se dévoile le mouvement automatique, orné de finitions traditionnelles, côtes de Genève et angles perlés. Vingt-sixième calibre manufacture, c’est-à-dire fait maison, la FC-701 possède un autre atout, sa belle réserve de marche de quarante-deux heures.

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