costume, sur mesure, A.I
L’autorité du patron

Sous la houlette de son fondateur Gérard Motté, la maison John Haston bouscule le monde feutré de la confection en taillant des costumes sur mesure impeccables et abordables.

Avenue Matignon, une matinée de semaine. Les autos chics jouent des coudes sur le macadam. Le trottoir est envahi par les hommes et femmes d’affaires en costume et veste sombres. Les galeries d’art regorgent de Mathieu, Buffet ou Poliakoff. Au 14, le porche conduit via un gracieux escalier à une porte de bois verni. Sonnette. On ouvre.

«Bonjour, bienvenue chez John Haston.» Gérard Motté, le fondateur de ce tailleur français, nous accueille. La quarantaine distinguée, il porte un costume de flanelle bleue, et nous introduit dans un élégant appartement haussmannien de 100 m2. «Nous avons fait le choix d’un showroom à l’étage, pour nous démarquer des boutiques et grands magasins habituels, explique-t-il. Mais nous continuons à nous déplacer chez les clients qui le demandent.» Le salon de réception et d’essayage est doublé d’un atelier de confection en cas d’urgence.

Le choix de la demi-mesure

«L’univers de John Haston, c’est la demi-mesure», rappelle le fondateur. Cette technique impose deux séances d’essayage pour l’élaboration d’un costume. L’une dévolue à la prise des mesures et au choix des tissus, l’autre à l’ajustement de détails et à la rectification d’éventuels défauts. Avec, in fine, la promesse d’estomper les imperfections du corps : estomac fort, attitude voûtée ou épaules basses. Le thermocollé, qui supprime toute élasticité, est banni. Les doublures, et notamment les entoilages, sont cousus pour plus de souplesse. «Nous travaillons les détails. Le client peut choisir la forme d’un col, d’une épaule, d’une poche et jusqu’au nombre des boutons», rappelle Gérard Motté. Une demi-mesure soignée, donc, mais sans démesure budgétaire... La formule a déjà séduit Carlos Rosillo (Bell & Ross) et Laurent Delahousse.

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