fondatrices, Confiture parisienne
douceurs
urbaines

Les fondatrices de Confiture Parisienne, Laura Goninet et Nadège Gaultier, entourent Jacky Goninet, le confiturier de la maison.

La maison Confiture Parisienne a posé ses chaudrons aux portes de la capitale et élève ses petits pots fruités au rang de gourmandise gastronomique.

C’est toujours la même histoire : du sucre, des fruits coupés en morceaux, le tout cuit à feux doux, puis mis en pot. Rien de plus simple. A priori seulement. Car ici, cette simplicité relève d’une grande complexité. Tout est question d’affinités, d’assemblages, pour que chaque détail fasse de l’œil au regard et flatte le palais dès le bout de la langue. Chez Confiture Parisienne, le beau et le bon ne font qu’un. Prenons le pot. Il ne ressemble à aucun autre, coiffé d’un étui de carton orné sur mesure et habillé de blanc pour mieux préserver l’objet du délice de la lumière. «Ses saveurs se conservent mieux», disent les fondatrices de la maison, Nadège Gaultier et Laura Goninet. Les saveurs justement. Oublions ce que l’on sait du goût de la framboise ou de la fraise… Il y a par exemple le Puits d’Amour, bien nommé car inspiré d’un dessert commandé par le roi Louis XV pour sa favorite, la marquise de Pompadour. C’est une gelée de groseille et de framboise avec le «truc» en plus, la violette, l’accident gustatif minutieusement orchestré pour mettre les papilles en émoi. On y goûte l’acidité délicate, la vivacité sucrée, mais attendries d’une étonnante douceur fleurie. Il y a aussi le duo châtaigne-poire, que vient bousculer la fève tonka. Elle corse l’ensemble de ses nuances de tabac caramélisé. Et que dire du framboise-abricot, où l’anis étoilé sème le trouble avec son amertume gourmande ? Il faut de la suite dans les idées et de la passion pour imaginer de tels assemblages. Et bien sûr, n’en faire qu’une bouchée.

colette, tour du monde, map

Article suivant

Le choix de colette