Cette année, que vous soyez petit ou grand enfant, illustrez librement  les chapitres de cette histoire racontée à tour de rôle par six auteurs.  Votre dessin sera peut-être publié dans nos pages… Ce mois-ci, c’est Antoine, 10 ans, qui depuis Paris a mis ses images sur les mots de Ximo Abadía. 

Pour participer à notre prochaine histoire jeunesse, téléchargez le texte ici
et envoyez-nous votre création à l'adresse suivante :

Air France Magazine, L’histoire du mois, 5, rue Gaston Gallimard, 75007 Paris.
histoire, illustration

En barque sur le lac
7. La porte 
par Ximo Abadía

Après des heures de marche dans la jungle, Itaki et Itipulco arrivent au pied du volcan. Itipulco est surpris par le cratère : il ne crache pas de lave rouge, comme les volcans dont il se souvient, mais de la lave jaune. Une fois sur le cratère, il baisse les yeux et découvre à ses pieds un grand escalier en colimaçon que masque la fumée. Ils descendent lentement. Itipulco compte les marches, mais à la 154e il abandonne.

Quand ses pieds rencontrent enfin le sol chaud, il est étonné de ce qu’ils découvrent : un village de petites maisons jaunes. Des nains de la même couleur s’affairent tout autour ; arbres, oiseaux, lacs, poissons, tout est jaune. Soudain les nains s’agenouillent devant Itaki et le plus âgé lui pose une couronne sur la tête. Elle est leur reine. Un grand banquet les attend : immenses plats de fraises jaunes, gâteaux assortis et jus de fruits de la même couleur aux mille saveurs. Ensuite les nains jouent sur d’étranges instruments de musique et dansent jusqu’à ce qu’Itipulco tombe littéralement de sommeil et rêve alors de sa mère.

Au milieu de la nuit, au moment où la clarté de la lune arrive sur son visage, une petite caresse le réveille. C’est Itaki. «Viens avec moi,» lui chuchote-t-elle. Ils partent sur la pointe des pieds et arrivent devant une grande porte en bois qui barre le chemin. Si énorme qu’Itipulco n’en a jamais vu de semblable. D’innombrables dessins, comme vivants, ornent cette porte. «Je ne peux pas t’accompagner plus loin, à bientôt» lui dit Itaki. Elle le serre dans ses bras, lui donne un baiser et disparaît dans la fumée. Itipulco est maintenant tout seul ; c’est alors que la porte s’ouvre. À suivre.

Poncho dalmatien, Gabriel et Valentin

Article suivant

Équipée
sauvage