En (bonne)
société

Télétransporteur et ambiance spatiale au Dernier bar avant la fin du monde.

Marrakech, Abalone et Mysterium font partie des 800 références disponibles au Nid.

Marrakech, Abalone et Mysterium font partie des 800 références disponibles au Nid.

Marrakech, Abalone et Mysterium font partie des 800 références disponibles au Nid.

Télétransporteur et ambiance spatiale au Dernier bar avant la fin du monde.

Novices et amateurs sont guidés par des professionnels comme Thierry Boulet (photo), qui officie au Dernier bar avant la fin du monde

Novices et amateurs sont guidés par des professionnels comme Thierry Boulet (photo), qui officie au Dernier bar avant la fin du monde

Novices et amateurs sont guidés par des professionnels comme Thierry Boulet (photo), qui officie au Dernier bar avant la fin du monde

Loin du tumulte virtuel, ces lieux parisiens revendiquent une déconnection ludique, autour de l’intarissable plateau de jeu.

Alors que tout s’accélère autour de nous, il est des lieux où le temps n’a plus prise, des cafés où se déroule une activité aussi vieille que l’humanité : le jeu. Et plus particulièrement celui qui n’a d’autres buts que le divertissement et l’amusement, le jeu de société, qui par définition réunit et favorise l’échange. Tous les cafés de jeux ont en commun une ambiance chaleureuse qui vous saisit dès la porte franchie. Néophyte ou passionné, tout le monde est le bienvenu dans ces bulles ludiques où la bonne humeur, à en croire les mines réjouies, semble être le liant des joueurs de tous genres.

Loin d’être réservés à un public averti, ces cafés prônent l’instant partagé et chacun peut y trouver son bonheur, les employés étant là pour orienter aussi bien les curieux que les experts. «Nous aidons les gens à choisir et leur expliquons les règles», raconte Patrick Ruttner, fondateur d’Oya, le plus vieux café-boutique de ce type à Paris. Lorsqu’il a ouvert en 1995, Oya faisait figure d’épouvantail dans une époque qui vivait l’essor galvanisant du virtuel à travers le jeu vidéo. Il n’a pourtant cessé de se développer et s’y côtoient aujourd’hui des familles, des couples et des groupes d’amis plutôt trentenaires désireux de partager plus qu’une boisson ou un repas. «Nous proposons plus de 1 000 jeux de société et en avons édité une trentaine, poursuit Patrick Ruttner. Il y en a pour tous les goûts et certains sont accessibles aux enfants à partir de 2 ans et demi. Venir chez nous n’est pas une sortie tout à fait normale, le jeu de société, quel qu’il soit, réclame un minimum d’attention et de réflexion, et de plus en plus de clients en sont friands.»

«L’offre comme la demande ne cessent de grandir, confirme Antoine, qui travaille au Nid. Les gens ont envie de déconnecter, et nous constatons une forte appétence pour les jeux de coopération et d’ambiance – dont le but n’est pas de s’affronter mais d’être ensemble.» Le Nid, qui se définit comme un «cocon ludique», existe depuis trois ans. Avec plus de 800 références, dont certaines sont proposées à la vente, il connaît un tel succès qu’une seconde adresse a été ouverte. Son modèle économique est simple : les clients paient un forfait et leurs boissons. À l’Oya, ces dernières sont comprises dans le forfait, d’autres endroits offrent l’accès à leur ludothèque. Dans tous les cas, le client est certain de trouver un choix qu’il ne pourrait pas avoir chez lui et de pouvoir demander conseil s’il a des doutes sur les règles du jeu.

 

«Les gens ont envie de déconnecter, et nous constatons une forte appétence pour les jeux dont le but n’est pas de s’affronter mais d’être ensemble.»

 

Au Dernier bar avant la fin du monde, antre accueillant qui promeut les cultures de l’imaginaire, la dimension ludique est partout présente et s’ils ne sont pas là en premier lieu pour conseiller, les employés connaissent très bien la soixantaine de jeux laissés en libre-service aux clients. On y joue, on y échange, on s’y rencontre dans des ambiances très marquées. Estampillé geek, l’endroit se révèle en réalité cosmopolite, et est devenu comme ses semblables un fer de lance du jeu de société. Tous ces cafés organisent des événements spéciaux afin de le promouvoir, le rendre accessible, le dépoussiérer. Et multiplier les occasions de retrouver ce plaisir primaire qui nous unit tous.

 

Adresses à Paris

Le Dernier bar avant la fin du monde

19, avenue Victoria, 1er arr.

Le Nid

227, rue Saint-Martin, 3e arr.

Oya

25, rue de la Reine-Blanche, 13e arr.

Natema

39, rue des Orteaux, 20e arr.

Carte des bars à jeux dans le monde

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