Curry party

Journalistes et photographes en reportage pour le magazine se mettent à table. Ricochets gourmands autour du globe.

Samoa Les effluves de curry vagabondent jusqu’au beau milieu du Pacifique Sud. Aux Samoa, c’est un plat qui associe les influences étrangères et les traditions culinaires locales. La poudre de curry y est ainsi mélangée avec de la farine et parfume volontiers… du corned-beef ou du poisson en conserve, introduits par les Européens au XIXe siècle. Pour l’accompagner, le riz est souvent délaissé au profit du taro bouilli ou du fruit à pain, piliers de la cuisine samoane. MS

Birmingham C’est suite à un séjour au Pakistan qu’un restaurateur de la ville aurait importé le balti. Contrairement à son homologue indien, ce savoureux curry ne mijote pas pendant des heures mais est saisi, à feu vif, dans un wok. Son nom, il le doit au récipient métallique dans lequel il était initialement préparé (balti : seau, en ourdou). C’est tout de même son délicieux contenu, avec sa recette légèrement relevée où s’accordent tomates, coriandre, piment, garam masala et gingembre, qui fait voyager le palais. Cette fierté de la gastronomie britannique se découvrira – en priorité – dans l’un des nombreux restaurants des Midlands qui lui sont consacrés. VB

Sapporo Sans doute parce que le climat de Sapporo est vif, la cuisine au curry constitue l’une des meilleures réponses lorsque le thermomètre passe sous les –15oC. Cette épice se glisse partout (crevettes, poulet, porc) et se laisse manipuler comme un thermostat, car il est possible de varier l’intensité du piquant lors de la commande. Du coup, après, lorsque l’on ressort dans les rues enneigées, on se sent une force de bûcheron, une chaleur d’ours. FS

© Marie Aucouturier - Olivier Metzger – François Simon

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