La maison aux
cinq parfums

La maison-musée Charleston, un lieu empreint de l’âme bohème du groupe de Bloomsbury, a inspiré les nouveaux parfums Jo Malone.

La maison-musée Charleston, un lieu empreint de l’âme bohème du groupe de Bloomsbury, a inspiré les nouveaux parfums Jo Malone.

La maison-musée Charleston, un lieu empreint de l’âme bohème du groupe de Bloomsbury, a inspiré les nouveaux parfums Jo Malone.

La maison-musée Charleston, un lieu empreint de l’âme bohème du groupe de Bloomsbury, a inspiré les nouveaux parfums Jo Malone.

La maison-musée Charleston, un lieu empreint de l’âme bohème du groupe de Bloomsbury, a inspiré les nouveaux parfums Jo Malone.

Ils avaient l’anticonformisme créatif, la vie jamais écrite. Artistes et libres-penseurs du groupe de Bloomsbury ont inspiré à la marque britannique Jo Malone une ligne de fragrances printanière et impétueuse.

La campagne anglaise n’aime pas surprendre : elle a invité, ce matin-là, un petit crachin qui fait briller le bois des piquets, lustre la laine des moutons et ramollit le chemin de Charleston. Et puis la porte de cette ancienne ferme, blottie dans les plis verts du Sussex, s’ouvre. Volées de jaune, de parme, de bleu dès le vestibule. Brassées de motifs et de figures. Pas un linteau de fenêtre, un manteau de cheminée, un rond de moulure qui ne soit ornementé.

Cette palette à la fois douce et extravagante est celle des peintres Vanessa Bell et Duncan Grant, membres du groupe de Bloomsbury, constellation d’artistes et d’intellectuels qui dérouilla l’Angleterre victorienne du début du XXe siècle. Plus famille que cénacle, liée par les amitiés, les amours et les fraternités. L’écrivain Virginia Woolf (sœur de Vanessa Bell), l’économiste John Maynard Keynes et le critique Lytton Strachey furent parmi les visiteurs réguliers de Charleston, aujourd’hui devenu musée. «J’ai passé ici des étés d’enfant comblée. La maison de mes grands-parents débordait d’une inventivité joyeuse et désordonnée, se rappelle Virginia Nicholson, qui porte le prénom et la longue silhouette de sa grand-tante Virginia. Il y avait toujours des tubes de couleurs, de la colle, du papier, de l’argile, à saisir quelque part. J’ai grandi en croyant que l’Art, c’était pour tout le monde.»

Fresque aromatique

Cette atmosphère mêlant «simplicité et haute volée intellectuelle» a inspiré au nez Yann Vasnier une édition limitée de parfums pour Jo Malone. «J’ai voulu dresser le tableau olfactif de la vie telle qu’on peut se l’imaginer en parcourant la maison : les jeux, les réunions du soir, les promenades à vélo, les lectures au bord de l’étang… Recréer aussi les contrastes entre l’obscurité des couloirs, le foisonnement des pièces et la quiétude du jardin, qui m’a rappelé les vergers de Bretagne.» Un bouquet de jacinthes et de rosée pour l’optimisme du jour qui commence, une retombée de lys et de musc blanc pour la sensualité, un sillage relié de cuir et d’armoise aromatique respiré dans la bibliothèque, un accord whisky et bois de cèdre mystérieux comme un parquet qui craque… Et une étonnante alliance tabac-mandarine, mélange de discussions d’adultes et de goûters d’enfants. Cinq parfums, cinq flacons brossés d’un trait de peinture, dans une boîte aux teintes d’aquarelle comme décrochée des murs.

 

Charleston

Firle, East Sussex.
www.charleston.org.uk

© Jo Malone

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