macadamia, fruit
Les couleurs
du macadamia
stick, baume à lèvre

Funiculaire conduisant au studio Renzo Piano.

The funicular leading to Renzo Piano’s studio.

On peut tirer le meilleur de la matière végétale sans oublier ceux qui la cultivent. Exemple dans les forêts du Guatemala, où Yves Rocher se fournit en huile de macadamia.

Il arrive qu’on traverse des océans, gravisse des montagnes, cahote sur des pistes terreuses, pour trouver finalement un lieu qui porte en lui des parallèles avec là d’où l’on vient. C’est sans doute ce qui a conduit les laboratoires Yves Rocher loin de leur berceau breton, au cœur du Guatemala. Le groupe français, qui cultive toujours dans sa ferme historique 55 ha de plantes biologiques, a trouvé au pied de la Sierra Madre une filière consciencieuse où s’approvisionner en huile de macadamia, pour adoucir ses crèmes et la peau. «Le macadamia vient communément d’Australie, la culture y est plutôt productiviste avec des rangées d’arbres bien alignés. Mais ici, l’exploitation se confond avec la forêt tropicale, la nature a tous les droits et impose une récolte à la main», explique Caroline Raphalen, expert matières premières et parfums chez Yves Rocher. À El Payacal, 600 ha de plantation cernés par les volcans, le Macadamia integrifolia abrite de son ombre les caféiers et fait vivre 400 personnes. Et avec elles tout un village. Cette année, un petit bout de la plantation s’est retrouvé raconté sur un étui de quelques centimètres : trois baumes à lèvres ont pris les motifs des alfombras de aserrín, ces tapis en sciure de bois qui bariolent les sols à Pâques. Une partie des bénéfices issus de cette édition limitée financera un circuit d’eau potable. L’ensemble, dessiné par les femmes en charge de la cueillette, glisse au fond des sacs à main les couleurs du quetzal, oiseau sacré des forêts guatémaltèques.

© Dominique Rolland - Mathieu Martin Delacroix

Colette

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