Gilles Marchal
Destriers à
croquer

Gilles Marchal passionné successeur de Michel Chaudun.

carte

<b>Valise en cuir </b>

<b>Bally</b>

Cheval en chocolat noir

Cheval moulé en chocolat noir

orange confite, chocolat

L’enrobage des oranges confites un geste maîtrisé et délicat.

Caramels

Depuis l’arrivée de Gilles Marchal, les caramels ont fait leur apparition dans la boutique.

Pièces d'échecs en chocolat

Pièces d’échecs en chocolat blanc.

Gilles Marchal
Gilles Marchal
Maneki-neko, chocolat

Maneki-neko en chocolat, porte-bonheur gourmand inspiré par la passion du fondateur de la maison pour le Japon.

Chocolate maneki-neko, a gourmet lucky charm inspired by the founder’s passion for Japan.

Chez Chaudun, spécialiste des moulages en chocolat personnalisés, toutes les passions dévorantes – surtout celle pour l’équitation – ont un doux parfum de cacao. Un savoir-faire singulier, connu d’un public averti, qui ouvre la gourmandise à l’univers du sur-mesure.

Telle la maison de pain d’épices de Hansel et Gretel, l’endroit met l’eau à la bouche, avec ses vitrines ludiques et l’odeur de chocolat qui vous chatouille d’entrée les narines. À l’intérieur point de sorcière, mais des bons génies, qui trempent des oranges confites dans du chocolat, confectionnent des sachets de gourmandises et – plus surprenant – travaillent la silicone alimentaire.

Car ses moulages, autant que la qualité de ses chocolats, ont fait la réputation du lieu, créé par Michel Chaudun il y a trente ans. Dans sa boutique de quartier, le chocolatier, passionné, curieux et ingénieux, a essayé de reproduire à peu près tout ce qui lui tombait sous les yeux : os de poulet, perceuse, masques africains, sacs à main, chaussures, lunettes de soleil… Soit près de 800 moules qu’il a récemment transmis à Gilles Marchal, son successeur. «Il y a les chocolatiers spécialistes de la sculpture ou de la couverture ; nous, nous sommes avant tout des mouleurs, revendique ce dernier. Nous pouvons presque tout faire à partir d’un sujet existant.»

Parmi les thèmes de prédilection de la maison et des clients (des amateurs fidèles, souvent arrivés là par le bouche-à-oreille), l’équitation arrive en bonne place. Les moules complexes sont parfois confiés à un sculpteur, mais la plupart des pièces sont réalisées en interne par une équipe qui maîtrise aussi bien les outils de modelage que le tempérage du chocolat. «Il faut rester créatifs, nous essayons de proposer des choses qui ne se font pas ailleurs», poursuit Gilles Marchal.

Dans le petit musée qui se trouve au fond de la boutique, les pièces exposées font briller les yeux et offrent un aperçu de la variété des possibles : petits chevaux inspirés de pièces de jeu d’échecs, imposante tête d’équidé, fer grandeur nature ou pur-sang fièrement hissé sur un socle. Si le modèle désiré n’est pas répertorié, les demandes sur mesure peuvent être satisfaites : «Nous aimons les challenges», réplique-t-on. Chaque nouvelle création en est un : si le moule est trop grossier, le chocolat mal coulé, le démoulage trop rapide ou le montage approximatif (dans le cas des sujets divisés en plusieurs morceaux), le résultat final en pâtira. Et Gilles Marchal est catégorique : les pièces imparfaites ne sont pas présentées.

Soucieux de l’esthétisme mais aussi du goût des réalisations, il refuse les colorants chimiques. Le chocolat à l’état brut est mis en valeur, issu d’un assemblage de plusieurs crus soigneusement sélectionnés parmi les meilleures variétés de fèves. «Toute cette créativité génère une émulation dans l’atelier», se réjouit le volubile propriétaire des lieux. Il refuse la routine et fait volontiers explorer son sanctuaire aux visiteurs de passage, qui peuvent converser ou observer les artisans vaquer avec calme à différentes tâches. «Nous ne pouvons pas rester dans notre coin, notre savoir-faire doit aussi être un faire savoir», ne cesse de répéter le patron. Savoir qu’ici tout ou presque est possible, que le bon se doit aussi d’être beau et que les réalisations de la maison se dévorent des yeux avant d’être croquées avec allégresse.

Franche-Comté, langue de l'hiver

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