Nicolas Astier, portrait
Astier Nicolas
Nicolas Astier
concours, cheval, parade

Outre le dressage et le cross, le concours complet compte une 3e épreuve, le saut d’obstacles. À Rio, Astier Nicolas et son cheval Piaf de B’Neville ont remporté l’or par équipe et l’argent en individuel.

Outre le dressage et le cross, le concours complet compte une 3e épreuve, le saut d’obstacles. À Rio, Astier Nicolas et son cheval Piaf de B’Neville ont remporté l’or par équipe et l’argent en individuel.

Outre le dressage et le cross, le concours complet compte une 3e épreuve, le saut d’obstacles. À Rio, Astier Nicolas et son cheval Piaf de B’Neville ont remporté l’or par équipe et l’argent en individuel.

Merci à Ronan et Sixtine, ses neveu et nièce, pour ce dessin.

Merci à Ronan et Sixtine, ses neveu et nièce, pour ce dessin.

Chaque mois, une personnalité évoque son parcours et partage en images et en mots son lieu secret. Rendez-vous avec le double médaillé olympique en concours complet aux JO de Rio.

Comme ses frères et sœurs, le tout jeune Astier trotte à poney. Peu bavard, il se passionne pour les animaux, veut en comprendre chacun, tout en éprouvant son âme de compétiteur en défiant ses frères. Au fil des week-ends, il enchaîne les épreuves d’équitation, qu’il raconte telles des aventures sur la route du retour, quand il ne s’attelle pas à ses devoirs. Pour lui, cheval et compétition sont indissociables et le cross est la «récompense» d’un concours complet. Les succès s’enchaînent : concours 4*, études d’agronomie à Purpan (Toulouse) et licence d’Equine Management en Angleterre. En 2009, il rencontre Piaf de B’Neville, son partenaire aux JO de Rio. Seule discipline olympique pratiquée avec un animal, l’équitation est en effet un style de vie et choisir son cheval est proche du coup de foudre, c’est une attirance de caractères. Aujourd’hui 6e mondial à 27 ans, Astier monte et entraîne chaque jour la dizaine de chevaux qui lui est confiée, leurs propriétaires espérant un jour un retour sur investissement. Tel un virtuose auquel un mécène prête un stradivarius, il ne possède de fait pas toutes les montures avec lesquelles il travaille et développe au fil des jours une complémentarité et une connivence pour être les meilleurs le jour J. S’il admire les cavaliers Mark Todd, Andrew Nicholson et William Fox-Pitt, il doit beaucoup à Marie-Reine Périé, sa première monitrice, qui lui a transmis très tôt l’art millénaire de l’équitation et confié : «Le dressage, ce n’est pas contraindre, c’est convaincre.»

 

«Le lieu dans lequel je me sens le mieux au monde est… la maison de mes grands-parents, près d’Alençon (Orne). Cet ancien relais de chasse, nommé Les Noyers, est dans la famille de ma mère depuis une centaine d’années. Il nous arrive de faire de la barque sur les douves et dans le parc de 5 ou 6 hectares poussent depuis toujours de beaux grands arbres. C’est le lieu de rendez-vous de toute la famille [NDLR. il est le dernier d’une fratrie de 5 enfants et a 12 neveux et nièces].»

© Éric Knoll - Guillaume Grégoire - DR - Sixitine et Ronan Martinez

Guilbert Pierre, sellerie

Article suivant

Pierre Guibert