Charlotte Cosby

Charlotte Cosby

Pour les 70 ans de Farrow & Ball,  la créatrice a imaginé trois papiers peints dans le style années 1940 : Gable (une scène champêtre), Enigma (s’inspirant de l’encodage militaire) et Arcade (clin d’œil à l’Art déco).

Pour les 70 ans de Farrow & Ball, la créatrice a imaginé trois papiers peints dans le style années 1940 : Gable (une scène champêtre), Enigma (s’inspirant de l’encodage militaire) et Arcade (clin d’œil à l’Art déco).

Pour les 70 ans de Farrow & Ball,  la créatrice a imaginé trois papiers peints dans le style années 1940 : Gable (une scène champêtre), Enigma (s’inspirant de l’encodage militaire) et Arcade (clin d’œil à l’Art déco).

Pour les 70 ans de Farrow & Ball, la créatrice a imaginé trois papiers peints dans le style années 1940 : Gable (une scène champêtre), Enigma (s’inspirant de l’encodage militaire) et Arcade (clin d’œil à l’Art déco).

Pour les 70 ans de Farrow & Ball,  la créatrice a imaginé trois papiers peints dans le style années 1940 : Gable (une scène champêtre), Enigma (s’inspirant de l’encodage militaire) et Arcade (clin d’œil à l’Art déco).

Pour les 70 ans de Farrow & Ball, la créatrice a imaginé trois papiers peints dans le style années 1940 : Gable (une scène champêtre), Enigma (s’inspirant de l’encodage militaire) et Arcade (clin d’œil à l’Art déco).

Chaque mois, une personnalité évoque son parcours et partage en images et en mots son lieu secret. Rendez-vous avec la directrice artistique des britanniques couleurs et papiers peints Farrow & Ball.

Elephant’s Breath, Nancy’s Blushes, Charlotte’s Locks ne sont pas les noms facétieux des fards et rouges à lèvres que Charlotte Cosby, 7 ans, concoctait puis vendait, mais ceux de coloris Farrow & Ball, manufacture du Dorset, qu’elle a rejoint en 2006, après un passage par JP Morgan et une agence de publicité. L’enfance de Charlotte est habitée par la peinture et les couleurs, mais l’adolescente, qui se rêve pilote ou médecin, étudie les sciences, l’algèbre, l’anglais. Son temps libre est dédié à la créativité : costumes de théâtre, affiches pour l’équipe de basket et même un défilé de mode. Aujourd’hui, à 33 ans, elle publie une collection annuelle de papiers peints, imprimés à l’ancienne avec les peintures maison, et met au point une nouvelle teinte tous les deux-trois ans. Lorsqu’une référence intègre le nuancier, une autre le quitte – il est arrêté à 132 nuances, mais chaque recette est précieusement archivée pour ses fidèles. Un choix sagement mûri, loin de la mode, inspiré par ses voyages au Japon ou à Paris, ses amis, l’histoire et le travail d’artistes qu’elle admire. Il en est de même pour les papiers : sentant la belle saison filer, elle rêve d’une prairie de 1,45 m de haut, qui serait un absolu de relaxation. Si elle aime le motif Tourbillon, très organique, le succès de Tessella lui échappe. À l’expression «être une île», fil rouge de ce numéro, elle évoque sa (la) liberté d’expérimenter et l’Angleterre, seul pays où elle se sent capable de créer. Une île où réaliser ses découvertes et souvenirs de globe-trotteuse.

 

«Le lieu dans lequel je me sens le mieux au monde est…
la région de Purbeck, dans le comté du Dorset (sud-ouest de l’Angleterre). Parfaite pour être soi-même, se reposer – mon Smartphone ne capte pas ! Une indiscutable invasion de la nature : la contrée est parcourue d’étroits sentiers bordés d’arbres et de buissons où sifflent et pépient les oiseaux. S’il brille, le soleil magnifie le paysage, la Manche prend alors des teintes marine et turquoise (on se croirait en Méditerranée). Le ciel est complètement ouvert et souvent la lune y rougeoie. Les lumières de fin de journée sont incroyables et engagent à passer la nuit à la belle étoile avec des amis ou en famille. Au printemps, les fleurs embaument discrètement, puis l’été se parfume à l’herbe coupée. Pour moi, les moments vraiment magiques restent les nuits de brume. J’aime l’inconstance de ces lieux.»

© James Merrell - DR - Charlotte Cosby

Paul Jones

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