La E-Méhari débarque sans faire de bruit

La E-Méhari
débarque sans
faire de bruit

La E-Méhari débarque sans faire de bruit

La E-Méhari sillonne les routes à 110 km/h, avec une autonomie de 100 à 200 km selon le parcours.

La E-Méhari débarque sans faire de bruit

R comme reflet La règle, ici, pour que le roman s’invente : qu’un mot en reflète un autre et qu’il en brouille le contour. De billard à pillard1, le reflet trace la route.

1. Dans Comment j’ai écrit certains de mes livres, on apprend que c’est la transformation d’une première phrase, «les lettres du blanc sur les bandes du billard» en cette autre «les lettres du blanc sur les bandes du pillard», qui a produit le roman Impressions d’Afrique.

R as in reflection A ground rule for constructing the novel: each word always has to reflect another, blurring the contours. From billard to pillard,1 the mirror effect paves the way.

1. In Roussel’s How I Wrote Certain of My Books, we learn that the novel Impressions of Africa is based on the transformation of the opening phrase“les lettres du blanc sur les bandes du billard” into this other one“les lettres du blanc sur les bandes du pillard.”

La E-Méhari débarque sans faire de bruit

Grâce à son toit escamotable, la E-Méhari se découvre à l’avant, à l’arrière, sur le côté ou entièrement.

Le célèbre cabriolet Citroën passe au 100% électrique. Doté de formes galbées aux couleurs toniques, il succède avec bonheur au modèle originel, légende estivale depuis presque un demi-siècle.

Ça ressemble à un gros jouet, à un bonbon acidulé ou aux vacances. L’été venu, sa silhouette attachante va défiler en bord de mer ou déambuler sur un chemin de campagne. L’été parti, elle attendra au chaud les prochains beaux jours, comme son illustre devancière. La E-Méhari en reprend bien sûr quelques codes élémentaires : simplicité, cheveux au vent et petits trajets bucoliques. Elle est en fait le fruit du métissage de plusieurs modèles, dont la base est la Bluecar, utilisée par le service parisien Autolib’ notamment. Devenu électrique, le cabriolet adhère au vert et avance en silence.


Née en mai 1968, la Méhari a donc attendu quarante-huit ans pour faire sa révolution. La relève est résolument dans l’air du temps, que la marque au chevron préfère sain. D’où le virage électrique, qui laisse quand même le véhicule s’ébrouer entre 100 km et 200 km selon le parcours, qu’il peut sillonner jusqu’à 110 km/h en vitesse de pointe. Le moteur développe l’équivalent de 68 chevaux, alimenté par une batterie de 30 kWh (rechargeable entre huit et treize heures), très suffisant pour flâner un agréable moment. Les courants d’air ne rencontrent aucun obstacle sur les côtés, privés de vitres. Au-dessus des têtes, le toit est à adapter aux caprices du ciel en une manœuvre. Pas de panique si une averse surprend l’estivant : l’intérieur est entièrement lavable à grandes eaux. Les plus nostalgiques regretteront peut-être la disparition de la tôle ondulée à l’arrière du cabriolet minimaliste, où la marmaille et les victuailles s’entassaient dans un joyeux désordre. Une banquette rabattable s’est invitée à la place. L’espace, d’abord confiné à 200 litres, quadruple d’un petit coup de main, faisant resurgir sans nostalgie l’esprit de sa célèbre aïeule. Avec ses couleurs souriantes et sa carrosserie toute en arrondis, ses apparitions à pas feutrés sur la route des vacances ne gâcheront rien au plaisir des yeux. Ni des oreilles.

213, rue Saint-Honoré, Paris www.colette.fr

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